Comité sectoriel de main-d'œuvre des industries des portes et fenêtres, du meuble et des armoires de cuisine
Opérateur de machines à commandes numériques — centre multifonctions    




Après avoir obtenu un DEP en fabrication en série de meubles et de produits en bois ouvré, Denis Labrecque s’est lancé à son propre compte dans l’ébénisterie. Un contremaître de Polybois, un fabricant de meubles de Thetford Mines où il allait s’approvisionner, l’a cependant remarqué et convaincu d’entrer dans l’entreprise! Il y travaille maintenant depuis 11 ans.

Ce que je fais
Denis s’affaire principalement autour de ce qu’il appelle le «centre d’usinage», un appareil commandé par ordinateur qui sert notamment à découper et à percer les matériaux. Dans un premier temps, son rôle consiste à régler et à programmer la machine, selon les dimensions voulues. Ensuite, il alimente la machine et découpe, perce ou recourbe des pièces de bois ou d’aggloméré, par exemple, qui entreront dans la composition d’un meuble.

«Il peut s’agir de toutes sortes de pièces, selon les commandes de l’entreprise, explique-t-il. Nous fabriquons principalement du mobilier de bureau destiné à des commerces, comme des comptoirs-caisses ou des comptoirs de banque. Récemment, nous avons réalisé les meubles pour un poste de police, par exemple, ainsi que des tables d’ordinateur destinées à des écoles. La production est très variée et très spécifique: il est rare que nous fabriquions une centaine de meubles identiques.»

Comme le réglage de la machine est entièrement numérisé, Denis travaille beaucoup à l’ordinateur. «La base de mon travail, c’est la programmation. Je dois lire les plans attentivement, prendre les mesures exactes et considérer chaque détail.»

Ce qu’il faut
Une formation en ébénisterie ou en fabrication en série de meubles et de bois ouvré constitue le meilleur tremplin afin d’exercer ce métier, croit Denis. «Les employeurs sont très sensibles aux qualifications professionnelles. Idéalement, il faut posséder à la fois un diplôme et un peu d’expérience dans le travail du bois.» Il a lui-même commencé chez Polybois comme opérateur de toupies manuelles, puis comme assembleur, ce qui lui a permis de décrocher quelques années plus tard un poste de conducteur de machines à bois. «J’avais besoin de ce que j’avais appris pour aller plus loin.»

Les travailleurs allergiques aux nouvelles technologies feraient mieux de s’abstenir, rappelle Denis. «On a changé l’ordinateur du centre d’usinage trois fois depuis 1993! Un nombre croissant de machines à bois sont informatisées et les appareils sont de plus en plus sophistiqués. À chaque changement technologique, il faut suivre une formation de perfectionnement de nos connaissances. Même si ce cours est fourni par l’entreprise, il faut au départ être à l’aise avec la programmation numérique.»

Son travail requiert aussi beaucoup d’attention, fait-il observer. «On ne peut pas se permettre de se laisser déranger par les autres, car il est très facile de faire une erreur. Il faut être précis afin de reproduire exactement les données du plan.»

À quoi ressemble mon travail
Denis travaille toujours à l’usine, au milieu du bourdonnement des machines. Impossible de discuter avec son voisin! «De toute façon, on n’a pas le temps, car il faut sans cesse alimenter la machine. C’est un travail très solitaire, qui exige beaucoup de concentration.»

Si l’opérateur lui apporte les matériaux à découper, Denis doit tout de même les soulever avec un monte-charge puis les placer sur la machine. Il travaille ainsi presque toujours debout. «Ça prend beaucoup d’endurance!»

Son horaire est stable: il est au poste de 7 h 30 à 17 h, cinq jours par semaine. Il existe cependant des équipes de soir et de nuit à l’usine, remarque-t-il.

À quoi je peux aspirer
Pour l’instant, Polybois ne compte qu’environ huit conducteurs de «grosses» machines à bois, du calibre de celle que conduit Denis. Si l’entreprise élargissait ses activités, Denis pourrait aspirer à des tâches de supervision.

«Je pourrais devenir une sorte de chef d’équipe. Je pourrais ainsi être chargé, par exemple, de la formation des nouveaux employés sur les machines.» Selon les entreprises et le type d’activités, un conducteur de machines à bois peut aspirer à un poste de contremaître, moyennant une formation supplémentaire en gestion du personnel.

Intérêts
• Aimer travailler physiquement et manipuler des instruments informatiques.
• Aimer travailler de façon méthodique et organisée.
• Aimer comprendre les phénomènes et résoudre les situations problématiques.
• Aimer décider, superviser, influencer, diriger les personnes.
• Aimer travailler en solitaire.

Aptitudes
• Démontrer un sens aigu des responsabilités.
• Avoir un bon sens de l’organisation du travail.
• Faculté d’imagination et de visualisation en trois dimensions.
• Capacité de travailler avec précision.