Comité sectoriel de main-d'œuvre des industries des portes et fenêtres, du meuble et des armoires de cuisine

Tailleur de tissu
   




Michel De Chatigny prépare depuis 20 ans le revêtement couvrant la structure des meubles. «J’adore toucher et travailler la matière», confie le tailleur de tissu des Meubles Jaymar, un fabricant de mobilier de salon établi à Terrebonne.

Ce que je fais
Michel coupe les pièces de textile selon des grandeurs variables. Des couturières et des rembourreurs les utilisent ensuite pour procéder à l’habillage des chaises, des fauteuils, des causeuses. Son travail consiste à exécuter les commandes apparaissant sur la feuille de production. On y indique le type de modèle, le «patron», le style, les couleurs et la sorte de tissu requis. S’il s’agit d’une quantité très importante, il déroule au moins sept épaisseurs d’étoffe sur la table où repose l’un des prototypes en papier. «Je pratique alors des entailles aux bons endroits à l’aide d’un couteau électrique. Après, je marque les points d’encrage du plissage. Ça guidera les travaux des couturières par la suite.»

Lorsque la demande des clients est très diversifiée sur la chaîne de production, Michel a recours au découpeur automatique. La machine taille les morceaux de tissu un par un à une vitesse folle. Il n’est plus nécessaire d’avoir un gabarit. Toutes les coupes sont programmées sur le logiciel de l’ordinateur commandant les fonctions de la machinerie. «Il faut faire attention à la qualité du matériel et rejeter les composants présentant des défauts.» Une fois cette séquence de tâches effectuée, il remet les matériaux prêts à l’assemblage à un contremaître chargé de la redistribuer aux services de couture et de rembourrage.

Ce qu’il faut
Encore aujourd’hui, la plupart des tailleurs de tissu apprennent leur métier «sur le terrain». Mais à cause de la mécanisation et de l’informatisation progressive des activités de coupe, Michel souligne l’avantage d’avoir en poche un diplôme d’études professionnelles en rembourrage industriel. «La dextérité manuelle ne suffit plus. Il faut des connaissances minimales en informatique. C’est un jeu d’enfant pour les adeptes du Nintendo, mais pas pour les plus vieux.»

L’aspirant au taillage dans l’industrie du meuble doit posséder une acuité visuelle parfaite. Les tracés au couteau sont réglés à 1/16 de pouce. La capacité de mémorisation est importante: on doit se rappeler tout ce qui concerne les modèles, les codes de produits, les matériaux, les combinaisons de coloris, etc. On doit se souvenir exactement à quel endroit il faut «embarquer et débarquer» tel et tel tissu sur la table à mesurer ou sur la machine. «C’est d’autant plus difficile à accomplir qu’environ 80 % des acheteurs se procurent des modules de salon faits sur mesure, commente Michel. L’époque des ensembles avec un motif continu d’un bout à l’autre est maintenant révolue. C’est donc crucial d’être au courant de l’évolution des plus récents matériaux, du design et de la mode.»

À quoi ressemble mon travail
Les tailleurs de tissu travaillent généralement dans un atelier. Michel bénéficie d’un horaire quotidien assez stable, commençant à 7 h 30 et se terminant vers 16 h. «Les heures supplémentaires sont fréquentes ces dernières années, à cause de la hausse constante des exportations destinées principalement aux États-Unis.»

À quoi je peux aspirer
Un tailleur de tissu expérimenté et à l’aise dans ses relations interpersonnelles pourrait, par exemple, occuper le poste de contremaître. «Ça fait cinq ans que j’exerce cette fonction, en plus de mes attributions d’artisan», confie Michel. D’autres collègues choisissent plutôt des professions connexes, comme celles de rembourreur et de spécialiste de l’échantillonnage. «Une partie de notre salaire est déterminée par un système de primes pour encourager les employés à fournir un bon rendement.»

«Les heures supplémentaires sont fréquentes ces dernières années, à cause de la hausse constante des exportations destinées principalement aux États-Unis.»

Intérêts
• Aimer accomplir des tâches répétitives, selon des normes établies.
• Aimer manipuler des instruments informatiques.
• Aimer accomplir individuellement des tâches du début à la fin.

Aptitudes
• Facilité à mouvoir les mains et les doigts habilement.
• Avoir un sens aigu de l’observation.
• Démontrer une acuité visuelle supérieure à la moyenne.
• Posséder une excellente mémoire.
• Capacité de travailler avec précision et minutie.