Comité sectoriel de main-d'œuvre des industries des portes et fenêtres, du meuble et des armoires de cuisine

Soudeur
   




«J’aime travailler de mes mains», confie Louis Richard, qui a choisi le soudage dès l’école secondaire, où il a obtenu un diplôme d’études professionnelles dans cette discipline. Pourtant, c’est comme opérateur de chariots élévateurs qu’il a commencé à travailler chez Amisco. Sept ans plus tard, il décide de revenir à ses premières amours et demande un poste de soudeur. «J’étais un peu rouillé au début, mais c’est vite revenu!»

Ce que je fais
Amisco, une entreprise de L’Islet-sur-mer, fabrique principalement des meubles tubulaires. Sous la flamme de son chalumeau, Louis voit ainsi naître différents meubles métalliques, allant du lit à la table d’ordinateur en passant par les bibliothèques et les chaises de salle à manger.

Les pièces de métal préalablement taillées arrivent pêle-mêle au poste de travail du soudeur. «Pour réaliser une tête de lit, par exemple, je reçois tous les composants dans des boîtes ainsi qu’un gabarit de soudure. Je lis le plan qui accompagne le modèle et je soude ensuite les pièces ensemble.»

Amisco produit environ 150 meubles différents. Impossible de tous les connaître sur le bout des doigts! «On travaille souvent une ou deux semaines sur une seule commande. Par exemple, voilà plus de deux semaines que je soude les pièces d’un modèle de tête de lit! Parfois, une journée suffit pour boucler la production. Ça dépend des quantités commandées.»

Lorsqu’il a terminé de souder les têtes de lits, il ne reste plus qu’à les peindre, les emballer et les expédier. En moyenne, Louis peut souder jusqu’à six têtes de lits à l’heure, un score plus que respectable! «Le rythme varie selon les meubles et le nombre d’opérations à faire. Pour certaines pièces, seules deux soudures sont nécessaires.
On peut faire jusqu’à 40 produits à l’heure!»

Ce qu’il faut
La minutie et la précision sont évidemment des qualités essentielles pour qui veut devenir soudeur. D’autant plus que plusieurs entreprises, rappelle Louis, ont adopté des programmes ou des normes de qualité totale, tel ISO-9000. «Il faut donc vérifier les pièces soudées deux fois plutôt qu’une. Les détaillants qui achètent nos meubles n’acceptent pas les défauts, comme des rugosités en surface. Ce n’est pas très rentable pour l’entreprise si ses meubles sont sans cesse renvoyés!» Idéalement, ces travailleurs doivent aussi jouir d’une bonne vue. Mais même s’ils «jouent» avec le feu, les soudeurs œuvrant dans l’industrie du meuble courent généralement peu de risques s’ils adoptent un minimum de protections, affirme Louis. «Il y a peu de risques de brûlures ou d’éclaboussures, car nous soudons de petites pièces dans du métal assez mince. Ce n’est pas comme faire de la soudure sur des chantiers navals ou des chantiers de construction!»

À quoi ressemble mon travail
Louis est presque toujours dans le noir. Non pas parce qu’il travaille de nuit, mais parce qu’il passe ses journées sous son casque de protection, histoire de se mettre à l’abri des flammèches. «Il s’agit d’un casque électronique: la vitre qui protège les yeux noircit dès qu’on commence à souder. On ne passe donc pas notre temps à l’enlever et le remettre; c’est très pratique!»

Le soudeur œuvre plutôt en solitaire, explique-t-il. Chez Amisco, chacun dispose d’une «cabine» mesurant environ quatre mètres carrés. Ces espaces sont protégés les uns des autres par un rideau. «On peut échanger quelques mots avec les autres soudeurs, mais, en général, nous travaillons plutôt chacun de notre côté.»

Louis entre à l’usine à 7 h 30 et en ressort vers 16 h 30. Il passe ses journées à l’intérieur et est rarement appelé à se déplacer à l’extérieur de sa «cabine». «Mes déplacements se limitent à aller déposer des pièces sur une palette ou chercher des gants de protection!»

À quoi je peux aspirer
Après quelques années d’expérience, un soudeur peut aspirer à un poste de chef d’équipe ou de contremaître. Toutefois, les postes cadres ne sont pas syndiqués, souligne Louis. S’il le désire, un soudeur peut aussi tenter sa chance auprès d’une autre entreprise. «Mais il faut bien connaître les métaux et les types de soudures pour œuvrer dans un autre secteur d’activité. La formation est aujourd’hui beaucoup plus approfondie qu’au moment où j’ai suivi mon cours et les employeurs n’embauchent plus que des travailleurs qui possèdent d’excellentes notions en soudage.»

Intérêts
• Aimer travailler physiquement et manipuler des instruments.
• Aimer travailler de façon méthodique et organisée.
• Aimer accomplir individuellement des tâches du début à la fin.
• Aimer accomplir des tâches répétitives, selon des normes établies.

Aptitudes
• Capacité de travailler avec précision.
• Facilité à mouvoir les mains habilement.
• Avoir de la minutie dans l’exécution des tâches.
• Avoir un sens aigu de l’observation.