Comité sectoriel de main-d'œuvre des industries des portes et fenêtres, du meuble et des armoires de cuisine

Installateur d’armoires de cuisine
   
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Ébéniste de formation, Michel Joannides est un ex-installateur d’armoires de cuisine pour le Groupe Modulaire Novax de Laval. Michel a choisi d’exercer ce métier à forfait, ce qui lui permet de diriger son atelier d’ébénisterie, mais il est aussi possible de travailler à temps plein pour un fabricant.

Ce que je fais
Le travail de Michel commence bien avant l’installation des armoires. En effet, il aime aller chez le client en compagnie du représentant au moment de la prise des mesures de la pièce. «De cette façon, je peux prévenir les problèmes qui vont se présenter à moi lors de l’installation, explique-t-il. De plus, ça permet de faire connaissance avec le client.»

Michel installe les armoires de cuisine fabriquées à l’usine par le fabricant. Il préfère travailler en solitaire bien que ce travail soit souvent effectué en équipe de deux ou trois personnes. «Les clients s’étonnent toujours quand ils me voient arriver seul, reconnaît-il. Mais j’ai développé des trucs pour me faciliter la tâche.»

Michel doit procéder en respectant un ordre précis et en suivant les plans conçus par le cuisiniste. Après avoir déballé les armoires livrées la veille chez le client, il commence par fixer les caissons au mur à l’aide de vis. «Il faut toujours installer les armoires situées dans les coins en premier. Personnellement, je préfère fixer les armoires du bas avant celles du haut.»

Le cas échéant, il doit raboter le bois pour que les armoires soient de niveau. Par la suite, Michel pose les moulures avant de s’attaquer aux cache-lumières. Cela fait, il installe les tablettes et les portes, puis il visse les poignées.

L’étape suivante consiste à créer les espaces pour les différents appareils électriques. «C’est la tâche la plus longue, reconnaît Michel. Les fabricants sortent constamment de nouveaux modèles, et il n’y a pas de normes.» À l’occasion, il lui arrive de fabriquer le comptoir sur place, de le poser et de coller le revêtement. Souvent, le comptoir est fabriqué en usine et il suffit à Michel de le poser. «Cela fait, on branche les appareils et on s’en va», résume-t-il. Si le travail est effectué en équipe, il faut compter au moins deux jours pour l’installation des armoires. Tout dépend évidemment de l’ampleur des travaux. Quant à Michel, il met de quatre à cinq jours à réaliser le contrat.

Ce qu’il faut
Il n’existe aucune formation spécifique pour devenir installateur d’armoires. Michel, comme la plupart de ses collègues, a appris «sur le tas». Selon lui, il n’est pas nécessaire d’être ébéniste pour installer des armoires, quoique cette formation ne puisse pas nuire. Il faut toutefois démontrer de bonnes habiletés manuelles. La minutie, la débrouillardise, la patience sont des qualités nécessaires. «Il faut aussi être diplomate et avoir de l’entregent étant donné que le client est présent la plupart du temps», souligne Michel. Une certaine force physique et de l’endurance sont également nécessaires puisqu’il faut soulever des objets parfois lourds et manipuler différents outils.

À quoi ressemble mon travail
Il n’y a pas beaucoup de place pour la routine dans ce métier. Pour Michel, chaque contrat est différent et l’amène chez un nouveau client. Les heures de travail peuvent varier selon la disponibilité de ce dernier. Généralement, Michel commence sa journée vers 8 h et il la termine vers 18 h ou 19 h.

À quoi je peux aspirer
Ce type de profession offre peu de possibilités d’avancement, sauf en ce qui concerne le poste de contremaître. La personne doit alors démontrer du leadership et posséder un grand sens de l’organisation.

Intérêts
• Aimer travailler physiquement et manipuler des instruments.
• Aimer travailler de façon méthodique et organisée.
• Aimer accomplir individuellement des tâches du début à la fin.
• Aimer accomplir des tâches répétitives, selon des normes établies.

Aptitudes
• Capacité de travailler avec précision.
• Facilité à mouvoir les mains habilement.
• Avoir de la minutie dans l’exécution des tâches.
• Avoir un sens aigu de l’observation et de la diplomatie.
• Faculté d’imagination et de visualisation en trois dimensions.
• Bonne gestion du stress relié au travail sous pression.