Comité sectoriel de main-d'œuvre des industries des portes et fenêtres, du meuble et des armoires de cuisine

Ingénieur industriel
   




Jean-François Mercier appartient à la quatrième génération des bâtisseurs du groupe Meubles Laurier, un fabricant de meubles de chambre à coucher établi dans la région de Québec depuis 1945. «Je suis né dans le bran de scie. L’usine était dans la cour. À 14 ans, j’ai commencé à travailler ici. J’ai touché à toutes les machines. Trois agrandissements ont eu lieu pendant mes études! Après mon bac en génie industriel à Polytechnique, je me sentais prêt moi aussi à réaliser des projets d’envergure...»

Ce que je fais
L’ingénieur industriel détermine le moment, l’ordre et la manière d’exécuter l’ensemble des tâches sur la chaîne de production. Cela est fait selon l’évolution de la demande des articles, des délais de livraison et de la disponibilité des matières premières. Il s’assure que les procédés de fabrication sont capables de reproduire les modèles de la façon la plus rentable qui soit, depuis la conception jusqu’au traitement final. «Je fais un suivi quotidien à partir des rapports statistiques fournis par le service des ventes et les responsables sur le terrain», précise Jean-François.

Son autre mandat a trait à la supervision de plusieurs projets. «J’ai consacré beaucoup de temps à l’agrandissement de l’atelier il y a trois ans. J’ai dressé les plans du bâtiment. J’ai fait de même avec les aménagements concrets. J’ai procédé à l’acquisition et à l’implantation des équipements. J’ai mis aussi la main à la pâte durant la période de rodage», cite-t-il en exemple.

Jean-François est aussi le maître d’œuvre des initiatives en matière de recherche et de développement. Il participe à la mise au point des techniques d’usinage et d’assemblage pouvant répondre aux considérations esthétiques des designers. «Durant quelques années, il faut accepter de se salir les mains avant d’occuper ce poste. Il faut savoir comment ça marche pour ensuite apporter les améliorations et les changements qui s’imposent en ce qui a trait à la productivité.»

Ce qu’il faut
La formation universitaire en ingénierie prépare adéquatement les aspirants à la profession d’ingénieur industriel. Mais il existe une période d’expérimentation préalable, le temps de se familiariser avec le fonctionnement des machines et les méthodes de travail des employés.

Apprendre à gérer efficacement son temps et ses priorités procure un avantage indéniable quand les responsabilités s’accumulent sur plusieurs fronts. «Ça prend beaucoup d’organisation», résume-t-il. L’entregent et l’aisance à communiquer permettent d’instaurer un bon climat de collaboration. «J’échange des idées avec la main-d’œuvre, les contremaîtres et le directeur d’usine. Je prends le pouls sur le terrain, car les chiffres ne révèlent pas tout. En associant les gens à notre démarche, l’entreprise atteint ainsi plus facilement ses objectifs de croissance», mentionne le gestionnaire.

À quoi ressemble mon travail
Jean-François sillonne souvent la chaîne de montage en quête d’information d’ordre stratégique. Il poursuit sa réflexion dans son bureau, élabore des programmes d’amélioration continue et met la dernière touche à ses projets d’expansion. Il est appelé en outre à voyager pour acheter de la machinerie et suivre l’évolution du marché à l’étranger. «Les foires commerciales nous dévoilent les nouvelles tendances.»

Il se donne corps et âme à l’entreprise familiale. «Je fais rarement des semaines de moins de 40 heures. En période de pointe, je cumule environ 60 heures. C’est sans compter le travail à la maison...»

À quoi je peux aspirer
Dans une PME, les perspectives de promotion chez les ingénieurs industriels sont limitées parce que leur supérieur est souvent le grand patron, mentionne Jean-François. «Les ingénieurs commencent dans une petite usine dans l’espoir de se joindre à une compagnie des ligues majeures.» Les possibilités d’avancement dans une grande entreprise sont meilleures. Ils s’insèrent d’abord dans une équipe de gestion de projets, puis peuvent en devenir responsables. Certains occupent par la suite les fonctions de chef de production ou encore de directeur d’usine. D’autres sont davantage voués à des carrières professionnelles de prestige au siège social de sociétés comptant des milliers d’employés.

Intérêts
• Aimer travailler avec les chiffres ou les mathématiques.
• Aimer comprendre les phénomènes et résoudre les situations problématiques.
• Aimer décider, superviser, influencer des personnes.
• Aimer travailler de façon méthodique et organisée.

Aptitudes
• Habileté à comprendre et à raisonner rapidement.
• Avoir de la facilité à communiquer oralement et par écrit.
• Habileté à faire des calculs rapidement et avec exactitude.
• Avoir un sens aigu de l’organisation du travail.
• Faculté d’imagination et de visualisation en trois dimensions.