Comité sectoriel de main-d'œuvre des industries des portes et fenêtres, du meuble et des armoires de cuisine

Estimateur
   




Claude Mercier détermine le meilleur coût des produits de sorte qu’il soit aussi avantageux de les fabriquer que de les acheter. «J’essaie de présenter des projets satisfaisants sans compromettre la santé financière de l’entreprise. J’aime voir repartir les clients contents», souligne l’estimateur du groupe Cuisines Laurier, un fabricant d’armoires situé dans l’agglomération de Québec.

Ce que je fais
Claude fournit le prix d’acquisition des armoires, des meubles-lavabos, des comptoirs et des postes de réception que la clientèle commande sur mesure, selon diverses spécifications techniques. Puisqu’il n’y a pas une grille tarifaire préétablie dans ces cas d’espèce, il se livre alors à un périlleux exercice d’évaluation. «J’effectue donc un relevé des composants à partir de la proposition d’achat et d’un croquis. Puis je calcule la quantité de matériaux, le coût des matières premières, le temps de production et le délai de livraison.»

L’estimateur examine à fond le contenu de sa soumission. Il faut qu’elle réponde aux critères de rentabilité et aux conditions de production de l’usine ainsi qu’aux contraintes esthétiques, pratiques et pécuniaires du consommateur. Après une ultime révision, il fait parvenir le document officiel de l’acte de vente en vue d’obtenir l’approbation finale. «Dès que le feu vert est donné et que l’atelier a pris le relais, j’insère ensuite la fiche technique de cet article dans notre catalogue. On évite de la sorte de répéter le processus une deuxième fois, explique Claude. J’exécute exactement ce type de travail en ce qui a trait aux produits standards. Cette tâche est plus aisée, puisque je détiens déjà la liste des prix.»

Ce qu’il faut
Fort de ses 25 ans de pratique, Claude recommande de décrocher un diplôme d’études collégiales en techniques du meuble et du bois ouvré avant d’amorcer une carrière comme la sienne. «Moi, je suis allé à la dure école, «sur le tas». Mais quelqu’un qui arrive sur le marché du travail muni de connaissances sera en mesure de mieux détailler les meubles, sans faire d’omission au moment de l’estimation. S’il est aussi capable de dessiner un mobilier sur le logiciel Autocad, sa valeur augmente. Je sais de quoi je parle: je fais encore mes esquisses «à la mitaine».»

Avoir une vision globale des projets aide l’aspirant estimateur, car il y a toujours des imprévus. Par exemple, l’ajout d’une grande porte vitrée, l’addition de poignées plaquées or et le changement de revêtement des boiseries risquent d’accroître sensiblement le montant de la facture. Autre exemple: l’essai du nouveau design des armoires d’une salle de bains peut compliquer l’usinage et le montage du modèle. «Si tu te trompes un peu trop souvent en défaveur de la compagnie, tu mets sa survie en péril», souligne Claude. D’où la nécessité d’être à l’écoute et de comprendre les attentes des clients.

«La persévérance constitue une qualité personnelle tout à fait essentielle, ajoute-t-il. Je dois parfois apporter deux ou trois modifications au canevas initial. Il faut être patient autant à l’égard de la clientèle qu’avec les gens de la production auxquels je confie des demandes spéciales souvent difficiles à réaliser.»

À quoi ressemble mon travail
Depuis son poste de travail, Claude règle beaucoup de dossiers par téléphone. L’estimateur étudie des plans. Il consulte des volumes de référence contenant la liste et les prix des matériaux. Il aligne une série de chiffres sur une feuille de papier ou encore transmet des renseignements au service du marketing. «C’est un travail plutôt solitaire, bien qu’en apparence je sois en relation avec beaucoup de gens.»

Il reçoit les clients à son bureau. À l’occasion, il va également rencontrer les acheteurs à leur domicile, le soir ou le week-end. «Je bénéficie d’un horaire assez stable dans l’ensemble. D’ordinaire, je commence la journée à 8 h, et je sors de l’atelier vers 17 h.»

À quoi je peux aspirer
L’estimateur occupe une place assez stratégique dans l’entreprise. Cela peut lui valoir des promotions attrayantes avec l’expérience du métier. Il peut, par exemple, devenir un excellent vendeur. «Je cumule les deux fonctions», révèle Claude. Puisqu’il connaît les rouages de l’industrie et les aléas du fonctionnement d’une chaîne de production, il pourrait en devenir le directeur. Certains prendront les rênes d’une PME. D’autres ont lancé leur propre affaire.

Intérêts
• Aimer travailler en contact avec des personnes.
• Aimer s’occuper de commerce ou de finance.
• Aimer travailler les chiffres ou les mathématiques.

Aptitudes
• Facilité à communiquer oralement ou par écrit.
• Esprit méthodique et organisé.
• Démontrer du leadership dans un contexte de travail d’équipe.