Comité sectoriel de main-d'œuvre des industries des portes et fenêtres, du meuble et des armoires de cuisine

Électromécanicien
   




Stéphane Poirier veille à ce que les machines fonctionnent à plein régime. «Je suis constamment appelé à me dépasser sur le plan technique. Mes activités professionnelles me permettent en plus de nouer des relations humaines intéressantes», souligne l’électromécanicien de Bestar, un fabricant de meubles préassemblés situé à Lac Mégantic. Cette entreprise propose des modèles hébergeant des appareils d’audiovisuel, de bureautique et d’informatique.

Ce que je fais
Stéphane répare principalement les équipements de production de l’usine. Il se charge des bris affectant les moteurs, valves, pompes, cylindres d’air, terminaux électriques. «Je les remets en très bonne condition. Je rafistole certaines pièces au besoin. Dans certains cas, je peux avoir à accroître la vitesse, le rendement et la longévité d’une machine.» Avec ses collègues, il lui incombe en outre d’inventer et de bâtir des dispositifs plus performants. «Par exemple, nous avons mis en place une machine spéciale servant à l’emballage des boîtes.»

Une partie importante de son travail concerne l’entretien préventif des pièces de la machinerie. Chaque jour, selon un calendrier des travaux prédéterminés, il remplace les composants fatigués afin d’éviter les arrêts de production coûteux. «En parallèle, j’effectue différentes opérations de dépannage.» L’électromécanicien recherche alors les causes. Il tente d’établir si le problème est d’origine électrique, pneumatique, hydraulique ou mécanique. «Il s’agit parfois simplement d’un relais sale ou d’un fil coupé. C’est plus complexe quand nous sommes en présence d’un automate programmable.»

Ce qu’il faut
Pour travailler dans ce milieu, il faut des connaissances solides en électromécanique, en électronique et en informatique. «Nous abordons une grande variété d’installations.» Le métier sollicite les esprits logiques pendant l’exécution des tâches. «Nous devons bien cibler la source des pépins dans l’espoir d’y remédier. On suit une série de procédures de façon systématique. Le problème trouve sa solution en procédant à l’élimination des causes potentielles.»

Un électromécanicien doit afficher des habiletés manuelles hors du commun. Au moment du démontage comme du montage, la rapidité d’exécution combinée à la précision sont essentielles. La débrouillardise se révèle souvent une qualité précieuse. «À l’occasion, je suis obligé de trafiquer un peu les composants si je veux que les machines répondent à tous nos besoins.» Ça demande donc de l’initiative et de la créativité. Il faut aussi être en mesure de gérer la pression, l’ordre des priorités et les défis quotidiens à relever.

À quoi ressemble mon travail
Stéphane travaille au sein d’une équipe au service de maintenance. Il y effectue un petit nombre de travaux à son établi installé dans un local à aire ouverte. «En règle générale, je travaille sur le terrain, la tête plongée dans la machinerie. C’est un boulot très salissant. Il ne faut pas craindre de maculer ses vêtements, son visage, ses cheveux. C’est comme un travail de garagiste.» Son métier l’amène à côtoyer ouvriers spécialisés, opérateurs, superviseurs, planificateurs et fournisseurs d’équipements.

Stéphane effectue sa semaine de travail en trois jours: du vendredi au dimanche, entre 6 h et 18 h 30. «Cet horaire offre beaucoup plus de journées de repos. En revanche, il faut oublier les week-ends d’amoureux ou en famille.» Les heures supplémentaires sont relativement fréquentes, au moins deux fois par semaine dans son cas. D’autres collègues travaillent en semaine, jours, soirs et nuits.

À quoi je peux aspirer
Un électromécanicien peut accéder au poste de superviseur de la maintenance au bout de quelques années d’expérience dans l’industrie du meuble. La plupart obtiennent des promotions sous forme de projets spéciaux. «L’avancement se mesure davantage au nombre de gratifications de ce genre, dont nous pouvons bénéficier au fil des ans», souligne Stéphane.

Un électromécanicien peut accéder au poste de superviseur de la maintenance au bout de quelques années d’expérience dans l’industrie du meuble.

Intérêts
• Aimer travailler de façon méthodique et organisée.
• Aimer travailler en manipulant des instruments.
• Aimer accomplir individuellement des tâches du début à la fin.
• Aimer résoudre les situations problématiques.

Aptitudes
• Facilité à mouvoir les mains habilement.
• Être minutieux et inventif.
• Capacité de travailler debout ou dans des positions inconfortables durant de longues périodes.
• Habileté à comprendre, à apprendre et à raisonner rapidement.