Avantages d’implanter un Comité de formation

Le Comité de formation aide à définir les besoins de perfectionnement en entreprise. L’employeur y gagne une meilleure productivité et une amélioration de sa capacité concurrentielle. Pour l’employé, c’est l’occasion de renforcer son employabilité. Le Comité de formation est généralement formé d’un nombre égal d’employés et de représentants de l’employeur. Cela favorise une meilleure concertation.
«La formation, c’est l’essence de l’entreprise, reconnaît Luc Bergeron, président de la Fraternité nationale des forestiers et travailleurs d’usine (section locale 299) à la FTQ. Meilleurs sont les employés, meilleur sera le rendement.»
La formation donnée ici est transférable, note Nathalie Bélanger, responsable des ressources humaines à Cuisines Laurier. Elle sera utile à l’employé, même s’il décide d’aller travailler ailleurs.»
Alexandre Bédard, coordonnateur aux ressources humaines chez Industries AP estime qu’un « Comité de formation comporte plusieurs avantages, dont une plus grande collaboration entre employés et employeur.» Pourquoi? «C’est en concertation que l’on décide des besoins de l’entreprise», souligne Florent Poulin, dirigeant du Syndicat national des employés du bois ouvré (CSD) à la compagnie Roland Boulanger.
Les employés formés par une entreprise risquent-ils de la quitter ? Nathalie Bélanger a confiance. «La formation crée chez l’employé un sentiment d’appartenance : il sait que l’entreprise veut investir en lui.»
«Il ne faut pas se leurrer, estime Alexis Boulanger, adjoint au président de Roland Boulanger. La concurrence internationale est féroce, disposant d’avantages que nous n’avons pas. Pour nous, l’objectif n’est pas, par exemple, d’avoir un aussi faible coût de main-d’œuvre comparatif qu’elle. C’est d’être le plus efficace possible. La formation permet cela.»
Jean-François Roussel, professeur au Département de la gestion de l’éducation et de la formation à l’Université de Sherbrooke, y va d’une mise en garde claire. «L’incapacité de s’adapter au changement constitue-t-il un facteur pouvant amener l’entreprise à la décroissance ou à la faillite ? La réponse est oui. Or, la formation est une façon de s’adapter au changement.» Il observe que les entreprises qui investissent plus de 1100 $ par année par employé connaissent généralement une meilleure performance que la moyenne dans leur secteur.
«Arrêter d’investir dans la formation, enchaîne Jean-François Roussel, c’est un peu se placer au même niveau que des pays peu performants sur le plan technologique et économique.» Mais eux, ils ont au moins l’atout d’une main-d’œuvre moins coûteuse !