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Conducteur de séchoir à bois


Vidéo du métier
Parmi ses nombreuses attributions, Réjean Cloutier est conducteur de séchoir à bois chez Les Meubles Morigeau, un fabricant de mobilier pour enfants établi dans la municipalité de Saint-François, sur la rive sud du Saint-Laurent, près de Québec. «Je veille à ce que notre matière première servant à fabriquer les modèles entre à l’atelier de production en bonne condition.»

Ce que je fais
Réjean est chargé de surveiller les conditions optimales de séchage des planches empilées dans deux immenses bâtiments, après avoir vérifié l’état et l’épaisseur du bois. «À l’aide de sondes disposées à l’intérieur des fours, j’effectue des tests permettant de savoir quel est le degré d’humidité du chargement. Dès que j’ai quitté la pièce, j’effectue des réglages de chaleur à l’extérieur à partir d’une boîte de commande.»

Pendant environ une heure ou deux chaque jour, il procède ainsi à différents réglages. L’objectif: obtenir un matériau approprié, c’est-à-dire ni trop sec, ni trop mou, ni trop dur. L’été, l’opération dure une semaine. L’hiver, le processus peut mettre deux, trois, voire quatre semaines.

«Nous traitons l’érable et le merisier de la sorte. D’autres essences de bois plus exotiques exigent davantage de précautions.» Réjean surveille aussi les activités de gestion de la cour à bois, ainsi que celles du machinage et du sablage des composants des produits de l’usine.

Ce qu’il faut
Maîtriser la technologie et les techniques d’usage des équipements de séchage demande une formation d’une semaine en entreprise. Il en existe deux types: le séchoir à cadran et le séchoir électronique. «Il suffit de suivre les indications sur le guide d’utilisation. On s’y habitue très vite», signale l’opérateur spécialisé.

Autre préalable incontournable: il faut de bons bras pour transporter, mesurer et classer le bois. Une condition physique robuste aide beaucoup à cause de la chaleur. «Quand tu rentres là-dedans, le »toupet» te frise rapidement…», commente Réjean avec humour.
La troisième qualité recherchée se résume en deux mots: présence d’esprit. «Il importe de détecter les problèmes avec le bois avant qu’il ne soit trop tard. Nous avons de lourdes responsabilités sur les épaules. Une chambre de séchage accueille 40 000 pieds de planches, pouvant valoir environ 80 000 $ sur le marché. Pas question de dormir sur la switch...»

À quoi ressemble mon travail
Le conducteur de séchoir à bois travaille généralement à l’extérieur de l’usine, quel que soit le temps qu’il fait. L’exercice du métier n’est pas commode en toute saison. Pendant la période estivale, relate Réjean, l’expérience se révèle pénible lorsqu’il entre dans le séchoir en culotte courte au moment des contrôles: la température ambiante atteint à l’occasion 160 degrés (Fahrenheit) de chaleur, combinée à 120 degrés d’humidité. «C’est un vrai sauna même si ça dure une ou deux minutes. Imaginez l’hiver! Le corps est mis à l’épreuve en raison du passage d’un froid extrême à une chaleur tropicale, même si je suis très bien habillé. On est loin du Club Med.»

Les journées commencent à 7 h et se terminent à 16 h 45, sauf le vendredi, où le travail prend fin vers midi. D’autres collègues ont des horaires de soir et de week-end. «Souvent, nous sommes dans l’obligation d’effectuer des tests le samedi et le dimanche en matinée. Je l’ai fait très souvent. Quand je n’ai pas le temps, quelqu’un d’autre doit s’acquitter de cette tâche. Autrement, la chaîne de production s’en ressentirait le lundi, si les planches présentaient des anomalies.»

À quoi je peux aspirer
« Avec ce métier-là, il est possible d’envisager plusieurs autres carrières dans l’industrie: classificateur de bois, responsable de la cour à bois, conducteur de machinerie», souligne Réjean. Au bout de deux ans au sein de la PME à titre d’ajusteur au service de machinage, lui-même a accédé aux fonctions de chef d’équipe. Il lui a fallu environ 10 ans avant d’occuper son actuel poste de contremaître. «Il faut dire que ma formation acquise à l’époque (années 70) à l’École du meuble et du bois ouvré a accéléré ma progression dans l’organisation. On doit également pouvoir affronter la pression et le stress qui vont avec les responsabilités.»

Intérêts
• Être capable de soulever un poids de 10 à 20 kilos.
• Avoir un sens aigu de l’observation.
• Avoir une très bonne coordination visuo-motrice.

Aptitudes
• Aimer accomplir des tâches répétitives, selon des normes établies.
• Aimer travailler physiquement dans des conditions climatiques changeante.
• Aimer accomplir individuellement des tâches du début à la fin.




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DEP en fabrication de meuble en série


Classificateur de bois

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